Y a-t-il des dangers si l’hypnose est déclarée thérapeutique?

Certaines personnes imaginent difficilement que l’hypnose puisse avoir un côté thérapeutique, étant donné qu’elles n’ont pas reçu l’information appropriée. D’autres n’ont comme connaissance que celle de l’hypnose comme mise en spectacle, par des sortes de magiciens, qui n’ont aucun souci de faire du bien aux gens. Dans l’ignorance des aspects positifs, elles restent donc focalisées sur les aspects négatifs de cette façon d’être et n’envisagent surtout pas d’y avoir recours pour en avoir eux-mêmes des bénéfices.

Je pourrais faire un long discours argumenté avec des cas précis pour démontrer que l’hypnose est une pratique qui a été codifiée en tant que mode thérapeutique, dans quasiment toutes les cultures, de tous temps. Mais je passe les détails pour dire seulement que c’est l’essor de la médecine moderne, basée sur la méthodologie scientifique qui a donné une nouvelle compréhension de la santé et de la maladie, en divisant de façon nette ce qui relève du corps et ce qui relève de l’esprit.  Du moment que les discours de louange n’ont eu lieu que pour vanter les progrès de la médecine scientifique, les anciennes formes possibles de soin, diverses, parmi lesquelles l’hypnose, ont donc fini par devenir suspectes. Heureusement, depuis quelques années on parle de médecines douces et complémentaires, ce qui revalorise un peu différentes techniques alternatives de soins. Certains vont plus loin, en affirmant que le système médical officiel, en cataloguant certaines personnes comme « malades mentales », en réalité censure les vocations naissantes à devenir guérisseur (telle est la position du Dr. Somé, article pour approfondir).

Dans l’histoire des cultures et des civilisations l’hypnose a porté différents noms, puisqu’elle était intégrée à divers sortes de rituels thérapeutiques, souvent par lesquels on invoquait des divinités ou des esprits bénéfiques, capables d’aider à l’accomplissement de « miracles ». L’hypnose moderne, et en particulier l’hypnose ericksonnienne, qui est celle que je pratique, ne travaille pas avec de tels référentiels spirituels, puisqu’elle se contente d’une posture immanente. Elle est fondée sur l’idée qu’il y a une dualité en tout humain, c’est-à-dire une part de conscient (plus petite) et une part d’inconscient (plus grande), et qu’avec un bon guide (un hypnothérapeute qualifié), il est possible de créer une sorte d’harmonie plus grande entre ces deux parties. La dualité entre le conscient et l’inconscient est entièrement originale et ne se confond pas avec celle entre le corps et l’esprit de la médecine scientifique.

Donc, une séance d’hypnose ce n’est pas pour dormir, mais pour contacter cette partie inconsciente et interagir avec elle. Ceci se fait au fond de manière assez naturelle et spontanée, et surtout dans le confort et sans danger. L’hypnothérapeute ericksonnien est capable de décoder certains signes étant donné qu’il met lui-même son propre inconscient à contribution dans l’échange. Cela crée donc comme un écho, d’un inconscient à l’autre. Comme une vague avec son flux et son reflux. Il n’y a pas de danger dans ce procédé, parce que la partie consciente de la personne en état d’hypnose observe tout ce qui se passe et a été informée auparavant, de ce qu’elle serait libre d’intervenir à tout moment, à peine quelque chose ne se serait pas passé selon sa convenance ou à peine l’hypnothérapeute aurait glissé dans un univers de sens qui n’est pas celui de l’hypnotisé.

Le plus souvent, dans mon expérience comme praticienne, j’ai remarqué que l’inconscient lui-même est capable de dire : « Non, cela ne me convient pas », parfois en paroles, parfois par un signe plus ou moins convenu. Le conscient alors peut rester tranquillement dans sa position neutre d’observateur dissocié et laisser l’échange continuer sous la forme hypnotique. C’est l’inconscient qui prend en charge la communication, jusqu’à ce qu’une piste se profile vers l’intuition d’une une solution appropriée pour le client, de laquelle le conscient est bien évidemment informé, si bien même, qu’il entrera en collaboration, pour la mise en œuvre ultérieure du plan bénéfique. De ce fait, je crois qu’il  porte bien son nom le très bon livre de Sylvie Tenenbaum, intitulé « Hypnose ericksonienne, un sommeil qui éveille ».

Pour conclure, pour ceux qui voudraient approfondir ce thème, je publie encore ce lien vers la description sympathique d’une internaute qui se fait appeler Mme Souris et qui raconte avec un langage très frais comment elle a vécu, positivement, sa première séance d’hypnose : https://supersourisenpma.wordpress.com/2017/05/20/lhypnose-en-pma/

Chercheur-de-qualités

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